Histoire du Breakdance :

Histoire du Break 1974 - 1986

» L'histoire du break commence dans le Bronx des années 70 et est intimement liée à la destinée d'un chef de gang, Aka Kahyan Aasim membre des Bronx River Project, une fraction des Black Spades. Il va changer d'orientation et créer, sous le pseudonyme d'Afrika Bambaataa, la Bronx River Association, plus tard renommée Zulu Nation en 1974 à la suite de la vision d'un Film, Zulu War.


» Poussé par ses études sur l'histoire de l'Afrique et son amour pour la musique, il veut catalyser l'énergie des jeunes gens de son quartier dans des activités artistiques pour éviter qu'ils ne finissent dans des gangs. Transformer l'énergie négative de la rue en énergie positive par le biais de l'art est le vecteur de la Zulu Nation. Elle prône ainsi des valeurs d'images positives de fraternité et de partage. Un nouveau mouvement était en train de naitre, le Hip Hop, et la Zulu Nation allait illustrer sa philosophie de vie. Ce mouvement, dont les 4 piliers sont le Rap, le Graffiti, le DJing et la Break Dance, est né au milieu des années 70 aux Etats Unis en réaction aux luttes violentes pour la survie dans le ghetto new yorkais. Il est donc marqué par la culture de rue.

» L'influence du DJ d'origine jamaïcaine Kool Herc dans le développement de cette culture qui s'oppose à la culture de violence qui régnait alors dans ces quartiers défavorisés des métropoles américaines, est aussi à noter. Cet immigré jamaïcain, se rend compte que l'énergie des gens sur la piste de danse atteint son paroxysme à certains passages d'une chanson où ne sont présentes que la ligne de basse et la ligne de batterie. Il décide donc de jouer ces passages en boucle. Pour ce faire, il utilise deux tourne-disques et met le même disque sur les deux platines. Il passe ainsi d'un disque à l'autre, répétant le même passage. Ce passage s'appelle un break, ou Breakbeat. Comme les premiers breakeurs fréquentaient beaucoup les soirées de Kool Herc, on les a appelés les breakers ou B-boys pour Breakin Boys, ce surnom leur ayant été donné par Kool Herc lui-même. Par extension, on utilisera le terme break dance.

» À la fin des années 1970, New York est un vivier cosmopolite où chaque couche d'immigration a développé son style de danse. Il est vraisemblable que les danses les plus populaires à l'époque étaient le Good foot et le Popcorn, inspirées des chansons Get On The Good Foot et Popcorn de James Brown. Ces danses consistaient en un mouvement de jambes rapide, où les danseurs passent d'un pied d'appui sur l'autre. On peut y noter une certaine ressemblance avec certains mouvements du Swing, du Charleston, du Lindy hop ou des Claquettes. Cette danse devait sans doute aussi se danser sous forme de défis. La mode de se défier viendrait de l'atmosphère gangster environnante, mais aussi des concours de talents, qui sont alors très populaires, sans oublier les défis traditionnels dans certaines danses africaines. Le Good Foot a pu ensuite donner naissance a l'Upwork, où deux personnes (ou plus) dansent face à face en imitant une bagarre. La règle de la danse stipule qu'il est interdit de toucher son adversaire. On ne sait pas exactement ce qui un jour a poussé les danseurs à descendre au sol après l'exécution de leurs mouvements de jambes. Les hypothèses sont nombreuses. Les films de Kung-fu avaient alors un succès phénoménal et l'Art martial chinois inclut énormément de positions au sol. Un autre art martial, la Capoeira, également très populaire, est une source fondamentale de la Break Dance. Les Danses traditionnelle cosaques ont également inspiré les breakers. En effet, certaines danses russo-slaves reposent sur les mêmes principes que le break une exécution rapide d'un mouvement de jambes puis exécution de mouvements au sol.

» L'âge d'or new-yorkais (1977-1986) vie avec des groupes comme Zulu Kings ou bien Nigger Twins, on peut enfin parler de Break Dance. La boite de nuit le Roxy lui ouvre ses portes et on peut apercevoir l'effervescence dans le film Beat Street.

» Les figures de sol basiques sont alors le six-pas, six-temps, ou six steps, le trois-pas, trois temps, ou three steps, les freezes, tels que le baby-chair, le back-spin, la coupole. Le break va alors connaître une période d'effervescence et de créativité avec des groupes comme les Rock Steady Crew, les New York City Breakers, les Magnifiicent Force ou les Dynamic Rockers, sacralisés par l'objectif de Martha Coopers. Le Hip Hop et surtout la Break Dance sombre en 1986, ils deviennent démodés à New York.


Le renouveau du Break en Europe et en Asie 1986 - 2003


» Dans les années 80 tandis que le Hip Hop aux Etats-Unis faiblit, il connait un boom en Europe et en Asie notamment en France, Allemagne et Corée du Sud ou il connait une véritable effervescence, tout le monde danse, tout le monde s'entraine. Bambaataa et la Zulu Nation joueront un rôle important dans l'arrivée et le développement du Hip Hop dans l'hexagone. Plus tard Queen Candy créera la Zulu Letter, le premier Fanzine Hip Hop. A la fin des années 80, la branche française de la Zulu Nation sera la plus importante après celle du Bronx, mais des problèmes interne au mouvement Hip Hop et l'acharnement des médias auront raison de la Zulu Nation en France. Au debut des années 80 la Break est médiatisé en France et connait un franc succès mais en 1985 tout est arrêté les émissions se tournant trop vers la variété et l'esprit originel a disparu le succès n'est pas au rendez-vous et tout s'arrête. L'arrêt de l'émission marque la fin de la médiatisation du Hip Hop et la fin de l'inspiration. Début 85 sonne le glas de la culture. La traversée du désert a été longue et difficile pour tous. Malgré l'âge sombre du Break, certains danseurs, véritables passionnés, tels que Gabin des Aktuel Force, Nabil de Quintessence ou encore Xavier Plutus et Karim Barouche, vont continuer de pratiquer cette danse. Le Battle Of The Year est créé en Allemagne en 1991 organisé par le danseur allemand Tomas Hergenröther. Il s'inspire d'une compétition similaire qui avait eu lieu en 1990 à Bruxelles et qui avait opposé les meilleurs danseurs européens du moment (le français Gabin Nuissier, le belge Najim Power ou bien l'allemand Storm). Cette événement repropulse la Break au fil des années et devient le show n°1 a travers le monde avec des battles légendaires comme en 1995 (Family Vs. Enemy Squad).


La Break a l'heur actuel 2004 - 2008


» Nous sommes maintenant bien loin du temps des guerres de gangs au Bronx. Aujourd'hui le Hip Hop est planétaire, les danseurs poussent de partout et en France, il n'existe pas un jour sans un Battle. 30 ans après sa naissance, le Hip Hop est toujours en évolution et le succès de cette culture est planétaire. Des pays comme la Corés du Sud sont devenue véritablement un vivier de Bboys. Durant le long des années 90-2000 de nouveaux grands évènements sont apparues comme l'IBE, le KB Bboy World Masters (créer en 2007), le R-16 (créer en 2007) ou le Redbull BC One (créer en 2004) consideré comme la coupe du monde du Break en 1vs1 devant rassemblés chaque année les 16 meilleurs Bboys du monde. La Break n'est pas près de disparaitre et ne cesse d'évoluer au fil du temps.

Sommaire :

COMPETITION RED BULL BC ONE EDITION 2004 ¬ [PAGE 2 A 5]

COMPETITION RED BULL BC ONE EDITION 2005 ¬ [PAGE 5 A 9]

COMPETITION RED BULL BC ONE EDITION 2006 ¬ [PAGE 9 A 12]

COMPETITION RED BULL BC ONE EDITION 2007 ¬ [PAGE 13 A 16]

COMPETITION RED BULL BC ONE EDITION 2008 ¬ [PAGE 16 A 19]

EDITION 2008 DISPONIBLE !!!!!!


# Posté le mercredi 05 décembre 2007 18:37

Modifié le samedi 20 décembre 2008 19:15

Principes du Breakdance :

» La break dance est une danse qui se pratique en solo, en général au milieu d'un cercle (personnes se disposant en cercle, le danseur dansant au milieu du cercle). Les danseurs dansent chacun à leur tour: ils font des passages. Un passage se déroule de la manière suivante :


¬ le danseur s'avance au milieu du cercle et effectue des mouvements de jambe rapides qui rappellent ceux du boxeur Mohammed Ali. Cela s'appelle toprock, ou également danse de préparation, puisque c'est en effet seulement le début du passage, pendant lequel le danseur s'échauffe et aussi fait de la place pour pouvoir avoir assez d'espace pour danser. L'uprock, danse originaire du Bronx à caractère martial, peut aussi être effectué à la place du toprock.

¬ le breakeur exécute des figures appelées footwork, ou passpass, c'est-à-dire pendant qu'il a ses mains au sol, ses jambes courent autour de son corps.

¬ le danseur effectue des figures au sol (les phases) qui mettent en avant soit sa vitesse d'exécution, soit sa force physique, soit sa créativité à enchaîner de manière originale plusieurs figures.


» En général, chaque danseur fait partie d'une troupe, couramment appelée crew. Ayant été à la base développée dans les quartiers difficiles du Bronx, cette danse en a conservé un esprit de gangs. Ainsi les crews se défient souvent les uns des autres: il s'agit de battle. Les deux crews se font alors face et font des passages chacun à leur tour. Le vainqueur est choisi par le public, ce qui a engendré des discussions interminables en raison de la partialité de cette méthode. Très vite se sont organisées des battles officielles, jugées par des danseurs-arbitres. La plus connue reste la compétition internationale Battle of the Year qui se tient en Allemagne tous les ans. » Video B-Boy : Lilou 888

# Posté le mercredi 05 décembre 2007 18:45

Modifié le dimanche 03 août 2008 13:09

Vocabulaire :

* Le hip-hop est un mélange de break dance, funk et d'éléments extérieurs à lui. Il est très utilisé par les jeunes en raison de ses figures acrobatiques. C'est un moyen d'expression, un moyen pour se défouler, une passion comme une autre et bien d'autres choses encore. C'est de loin la danse la plus utilisée dans les cités et dans les rues. Les quatre piliers du hip-hop sont le rap, le graffiti, le scratch et le break dance. C'est en effet la forme du graffiti mais en danse par exemple. C'est un même sujet d'une même nature qui s'est divulgué en différents domaines.
* Le (ou la) break dance (ou break) est un terme utilisé pour désigner un style de danse développé à New York dans les années 1970, caractérisé par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Un danseur de break dance est appelé breaker, b-boy, ou encore b-girl s'il s'agit d'une femme.
* Le rap est une forme d'expression musicale avec des paroles du langage des jeunes de maintenant comme peuvent l'appeler certaines personnes. C'est un style de musique de plus en plus connu et de plus en plus utilisé. Il est le moyen de faire passer, en chanson, sa haine, l'actualité et tout autre sujet qui tient à c½ur à l'auteur.
* Le graffiti ou tag est un style d'écriture particulier qu'on retrouve très fréquemment sur les murs et dont la police d'écriture est très complexe. Considéré comme un art, c'est également un moyen d'expression.
* Le scratch quant à lui est un procédé utilisé en musique permettant d'obtenir un effet sonore particulier.


¬ Termes spécifiques :

* Crew : un groupe de danse ou un groupe de graffiti.
* Battle : défi de danse entre deux crew ou deux danseurs.
* Bite : du verbe to bite en anglais (mordre) : action de copier ou de voler un mouvement d'un autre danseur ou d'un autre crew. Équivalent français : « pomper ».
* Spin : tourner sur une partie du corps.
* Power move : les mouvements les plus acrobatiques du break dance, comme le thomas ou la vrille.
* Style : mouvements qui ont besoin de moins de force physique et de plus d'attitude, de rythme et de style.
* Top rock : pas de préparation du breaker avant sa descente au sol.
* Up rock : danse de combat.
* Passe-passe : construction exécutée au sol avec les jambes.
* phase : terme plus récent de power move, il comprend le thomas, la vrille, la coupole, le ninety nine ( tour sur une main en équilibre),...
* Blaze : l'équivalent d'un pseudonyme auto proclamé après avoir acquis une certaine réputation. Par exemple, un grand phaser koréen a pour blaze 'the end'.
* Bee-Bop : variante dans le passe passe.

# Posté le mercredi 05 décembre 2007 18:47

Modifié le samedi 08 décembre 2007 17:17

Mouvement de base :

» Le six-pas (six steps) : Le six steps est un des premiers mouvements au sol inventé. Comme son nom l'indique, ce mouvement est constitué de 6 pas ayant pour principe de tourner dans un sens, ou dans l'autre. Le haut du corps (tête au bassin) ne bouge pas, on doit toujours rester sur la même ligne et rester de face. Certains breakeurs y ajoutent même des variantes qui suivant les danseurs et surtout suivant le style de chacun, ajoute une particularité et l'identité de chaque breakeur.

» Le trois-pas (three steps) : Le 3 steps est comme le 6 steps mais avec 3 pas. Il faut toujours revenir au point de départ.

» La coupole (windmill) : La coupole est un mouvement de rotation sur les épaules, elle s'introduit dans le groupe de « power move ». À chaque fin de tour, la position de départ est reprise : trax, bras positionné en angles droit, une main au sol et le coude sur l'estomac. L'écart des jambes ainsi que la vitesse sont deux facteurs importants pour la coupole. Il existe différentes coupoles :
o Coupole boule (ou « coupole baby ») : la position de départ n'est pas reprise. À chaque fin de tour, le danseur effectue une vrille (360°) sans les mains. Une fois le départ effectué, le danseur se trouve sur les épaules. De là, il donne une impulsion avec les jambes, qui va l'aider à tourner sur lui même pour se retrouver de nouveau sur les épaules, et ainsi de suite. Les jambes effectuent une flexion - extension pour une meilleure impulsion. La position des jambes et la vitesse sont très importantes pour cette coupole.
o Coupole ventrale : Cette coupole s'effectue les bras en prolongement avec le corps. Une fois le départ, le danseur se trouve sur les épaules. De là, il passe sur le ventre en remontant la tête ainsi que les jambes et se sert des appuis générés par ses bras pour enchaîner la rotation. De façon générale, la coupole est toujours en rotation.

» Le 90 (ninety) : Normalement appelé ninety nine, c'est le fait de tourner en équilibre sur une main. L'expérience et la pratique permettent l'enchaînement de plusieurs tours. Un dérivé de ce mouvement est le sixtine, figure consistant à tourner sur une main comme le ninety mais en partant sur sa 1e main d'appui et non pas sur la 2e touchant le sol, comme le ninety. Avec de l'expérience, il est possible de réaliser un ou plusieurs tours en sixtine, puis en ninety, et enfin de terminer en enchaînant le tout avec une ou plusieurs vrilles. De très nombreuses variantes spectaculaires s'offrent aux b-boys et fly-girls expérimentés.

# Posté le mercredi 05 décembre 2007 18:48

Modifié le samedi 08 décembre 2007 17:30

Gagnants des precedentes edition #RedBull BCone

Gagnants des precedentes edition #RedBull BCone

# Posté le mercredi 05 décembre 2007 18:52

Modifié le vendredi 21 novembre 2008 09:00